La fête de saint François

« En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Mt 11, 25-27).

C’est bien la fête de saint François d’Assise aujourd’hui. Jésus rendait grâce au Seigneur, à son Père, de ce qu’il éclaire les pauvres et les petits à l’écoute de son Esprit-Saint.

François d’Assise est un de ceux là, et il  s’est certainement laissé éclairer par l’Esprit dans sa recherche de la volonté de Dieu.

On a retenu des tous débuts de sa conversion la prière qu’il faisait peut-être à haute voix lorsqu’il se retrouvait seul dans les petites églises de pierre de la campagne d’Assise :

« Seigneur, viens éclairer les ténèbres de mon cœur et donne-moi de sentir et connaître ta volonté sainte qui ne saurait m’égarer. »

Dès le départ, François recherche la volonté de Dieu et toute sa vie, il a tenté de répondre aux inspirations du Saint-Esprit.

Au tout début de sa conversion, il s’était mis au service des lépreux, et dans la même période, il avait entendu la voix du Christ dans la petite église de St-Damien lui dire : « François, va et répare ma maison qui tu le vois tombe en ruines! »

Il a répondu à cet appel en réparant de ses mains trois de ces petites églises de pierre qui avoisinaient Assise.

C’est bien plus tard qu’il a compris que Jésus parlait de son Église avec un grand E, le peuple de Dieu qui avait besoin de ce signe d’espoir que lui donnait François d’Assise.

Quelques années plus tard, François pensait qu’il devait rechercher le martyre. Mourir au nom du Christ signifiait le maximum que l’on pouvait donner pour le Christ. Mû par cette inspiration, il a tenté de prendre le bateau à quelques reprises, mais sans pouvoir réaliser son vœu.

Finalement, lorsqu’il put enfin se retrouver en Égypte, la providence a fait en sorte que se fasse une rencontre prodigieuse : il a rencontré le sultan, le chef des musulmans, pour l’inciter à se convertir.

Et le sultan a été subjugué par le charisme de François, par la force de l’Esprit qui travaillait dans un homme au cœur humble et petit.

Et le martyre? Saint François L’a rencontré sous la forme des stigmates.

Deux ans avant sa mort, il  s’est retiré en prière sur une montagne très haute, le mont Alverne, comme il l’a souvent fait dans sa vie. François s’en allait souvent dans des montagnes pour prier. Saint François était un homme qui avait du goût, il n’avait rien mais il allait habiter dans des sites montagneux très beaux.  On peut voir encore plusieurs endroits d’ermitage où saint François allait, comme Greccio où il avait fait la première crèche de l’histoire.

Et c’est dans l’une de ces montagnes que François a reçu les marques de la passion du Christ aux mains, aux pieds et au côté.

Sans compter de grandes souffrances intérieures face à ce que sa fraternité était devenue. Dieu l’a fait grandir dans l’abandon et la pauvreté intérieure.

Un franciscain français, Éloi Leclerc, a bien saisi le drame vécu par saint François et l’a rendu dans un petit livre très bien écrit : la sagesse d’un pauvre.

Retenons que sur la route de notre vie, le Seigneur nous surprendra un jour ou l’autre, nous pourrons connaître le déboussolement, mais si vraiment nous recherchons la volonté de Dieu comme François l’a recherché, nous ne serons pas désemparés ni déçus, mais nous serons confiants en ce Dieu qui nous donne l’abondance de ses richesses lorsque nous nous faisons un cœur de pauvre, lorsque nous nous mettons à son école et à son écoute. Amen.

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octobre 4, 2017

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