Le festin de noces

« En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : « Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgées; tout est prêt : venez à la noce. » Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : « Le repas de noces est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce ». Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noces fut remplie de convives.

(Mt 22, 1-10).

Frères et sœurs,

Prenons le temps de nous arrêter ce matin sur une des activités les plus récurrentes, les plus               répétitive, une des activités qui nous accompagnent depuis nos plus jeunes années jusqu’à notre         dernier souffle : manger. Manger et dormir sont sans conteste deux activités où nous passons         bien du temps, beaucoup de temps.

Manger, s’alimenter, que de temps nous passons là-dessus : mais c’est indispensable. Parfois, nous  mangeons sur le pouce, à la va-vite, un peu de pain avec du fromage, ou bien une pointe de pizza, ou bien du chocolat….n’importe quoi qui contente notre estomac qui crie et qui nous permet de continuer nos activités ou bien encore notre repos. On mange à la va-vite, on a autre chose à faire, et nous allons passer le minimum de temps là-dessus, en écoutant la TV ou bien encore de la musique.

Paradoxalement, parmi les moments les plus agréables de nos vies, il peut y avoir de ces repas qui sortent de l’ordinaire. Par exemple : lorsque nous recevons une invitation à se rendre dans un restaurant. Nous sommes en voyage, nous entrons dans un beau restaurant, avec un décor fabuleux. Lorsque nous sommes assis, le décor que nous pouvons contempler joue un rôle important. Et si notre repas est arrosé par un vin capiteux, comme nous en parle la 1ere lecture, tous les ingrédients sont réunis pour nous donner un moment exquis.

Ces moments arrivent rarement. Mais d’une façon plus régulière habituellement, il y a des repas très enrichissants, lorsque nous recevons ou que nous sommes invités par notre famille ou bien par des amis. La table est mise, la nourriture est bonne, et la conversation devient fort intéressante, lorsque nous échangeons sur notre vie ou sur des sujets qui nous intéressent. La conversation nous enrichit, et nous sommes heureux de revoir des personnes que nous aimons et apprécions, parents ou amis. La nourriture joue son rôle, mais ne devient que le prétexte à passer un moment de rencontre aussi vital pour nos vies que de s’alimenter. Et la conversation devient parfois plus profonde que nos habituels propos de table qui se limitent à l’essentiel.

Aujourd’hui, Jésus nous parle d’un repas, mais pas n’importe quel. Jésus ne nous parle pas du repas que sa mère lui préparait quand il travaillait encore dans l’atelier hérité de saint Joseph. Jésus ne nous parle pas du poisson ou du pain ou du miel qu’il mangeait à Nazareth. Jésus ne nous parle pas non plus du menu qu’avaient les pharisiens lorsqu’ils invitaient Jésus à leur table, même si ces détails pourraient attirer notre curiosité.

Non! Jésus nous parle d’un repas de noce. Un banquet. Jésus nous parle de son Père qui veut inviter l’humanité entière au grand banquet de ses noces. Par exemple : Quelle joie lors d’un mariage! Un homme et une femme se disent oui pour la vie, avec la grâce de Dieu, toujours, comme croyants, comme disciples de Jésus! La mariée s’est faite belle, et le marié a sorti ses plus beaux atours.

Comme c’est dommage de voir que des couples ne jugent pas importants de s’engager ainsi. C’est simplement alors la cohabitation. Ces couples se privent non seulement d’une grande joie mais de la grâce du sacrement. Puisque Jésus a voulu en faire un sacrement. Il n’est pas nécessaire de dépenser une petite fortune pour avoir des belles noces ou un beau mariage. Il n’est pas nécessaire d’avoir une limousine à la porte de l’église. Par exemple : Mon beau-frère s’est servi de sa Saturn bien ordinaire, et ma sœur a pu y monter avec sa robe de mariée qu’elle avait louée!

Évidemment dans la parabole que nous avons ici, le banquet de noces est symbolique. Il s’agit de donner une comparaison de ce qui nous attendra dans la vie éternelle. Nous n’avons pas d’idée précise de ce bonheur qui nous attend, mais Jésus ici veut bien se servir de l’image d’un banquet.

Il y a un banquet, et ce sera un banquet royal. Celui qui invite, c’est un roi. Un puissant roi, comme peut l’être encore celui de l’Arabie Saoudite. Alors normalement les invités devraient se sentir bien flattés de recevoir l’invitation, et devraient tout mettre en œuvre pour y répondre.

Surtout, surtout que ce n’est pas seulement un faire-part envoyé par la poste comme nous le faisons, que le roi envoie, mais il envoie personnellement ses serviteurs. Comment dire non à une telle invitation?

Et pourtant les invités refusent l’invitation. L’un a son champ, l’autre son commerce, l’autre a du sport à faire, etc.

C’est comme ça, certains ne font pas les bons choix et ne voient pas ce qui est important dans la vie.

Le Seigneur nous invite à lui donner de la place, mais il ne force personne. On le voit bien qu’ils ne force personne. Il laisse des personnes faire leur choix démentiels, sataniques.

Un homme, aux États-Unis, choisit d’accumuler des armes pendant des mois et pendant une soirée, de tirer sur une foule et de tuer 59 personnes. C’est préparé froidement. Dieu laisse la liberté aux gens de commettre le mal.

Mais le Seigneur ne peut ouvrir son banquet à des personnes qui le rejettent aussi explicitement. St Paul nous a écrit que nous sommes le temple de Dieu. Quelqu’un qui fait cela offense gravement Dieu en piétinant ceux et celles qui sont le temple de Dieu.

Le Seigneur appelle tous, mais ce n’est pas tous qui veulent entrer dans la joie du Roi.

Aujourd’hui, nous célébrons le banquet eucharistique, mais il y a encore bien de la place dans nos bancs pour accueillir des convives.

Soyons comme ces serviteurs qui répercutent l’Invitation du Roi, et prions pour que cette invitation soit bien accueillie. Amen.

 

octobre 17, 2017

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