L’Evangile et l’impôt

 

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». La petite phrase qui termine l’Évangile est bien connue, nous l’avons souvent entendu et on l’a souvent répété. En fait, lorsque l’on regarde comment les systèmes politiques se sont développés en Occident, c’est sur la base de cette phrase de Jésus que l’on a bâti ce qu’on appelle la Séparation de l’Église et de l’État.
Pour nous convaincre qu’il y a eu évolutions dans nos mentalités, rappelons-nous qu’au temps de Rome l’empereur, celui qui avait été nommé l’empereur, était aussi « pontifex maximus » c’est-à-dire celui qui faisait le pont entre les supposées divinités et le peuple de Rome. L’empereur avait tous les pouvoirs au niveau civil, et de plus recevait le pouvoir religieux. Et dans l’Antiquité, on ne pouvait pas concevoir l’organisation politique sans que cela n’aille de pair avec l’organisation religieuse. Et quand viendra l’Islam, rien de cela ne sera changé. L’Islam n’est pas seulement une organisation religieuse, mais est aussi une organisation solidement politique, et c’est ainsi que L’Iran qu’on a appelé une république islamique est un pays dirigé par un Iman, encore aujourd’hui. Et il y aurait bien d’autres exemples qu’on pourrait apporter.
Aux États-Unis et en France, on a théorisé depuis longtemps la séparation de l’Église et de l’État. Et c’est bien enregistré dans les lois. Les églises n’ont pas à interférer dans le domaine politique « Rendez à César ce qui est à César… » et Les chefs politiques n’ont pas à mettre leur nez dans les organisations religieuses « Et à Dieu ce qui est à Dieu ». Au Canada, ce n’est pas aussi clair que cela, car devinez quel chef d’État nous avons, qui est sur tous les billets de 20$….La reine d’Angleterre, que l’on dit être la reine du Canada.
Et peut-être vous rappelez-vous aussi qu’elle est chef de l’Église anglicane. Officiellement….Son titre de chef de l’Église anglicane, bien peu de personnes s’en souviennent, et pourtant en 2017, ça n’a pas été changé. Il n’empêche que dans les mentalités des Canadiens, tout le monde prend pour acquis que le pays vit cette séparation de l’Église et de l’état ou devrait la vivre. On veut même enlever des crucifix des hôpitaux au nom de ce principe. Heureusement, que des gens protestent et font des pétitions pour que justement dans un endroit sensé soulager la souffrance humaine, on respecte ce signe de Celui qui a bien voulu porter nos souffrances humaines, justement. On abuse du principe de la séparation de l’Église et de l’État pour essayer de faire disparaitre toute trace de religieux dans la vie publique.
Que retenir de ce fameux épisode de l’Évangile où les pharisiens ont commencé par flatter Jésus pour sa franchise? Par contre lui n’a pas souligné leur franchise, mais leur grande hypocrisie. Toujours Jésus attend de nous que nous nous présentions tels que nous sommes. Toujours Jésus s’attend que nos paroles reflètent notre cœur. L’Évangile a bien quelque chose à dire dans nos vies quotidiennes, L’Évangile parle pour nos vies bien concrètes.
Jésus n’est pas contre le fait que nous payions nos impôts, au contraire. Nous connaissons mal l’usage des impôts au temps de Jésus. Mais de nos jours, nous voulons bien que nos autoroutes soient asphaltées, que nos enfants soient éduqué et nous voulons tous avoir des soins quand nous avons besoin, et nous sommes bien contents qu’ils soient gratuits dans notre pays. Donc, Rendez à César, ce qui est à César ». Et il faut bien qu’il y ait des impôts pour que tout ceci se fasse.
Mais n’oublions pas « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu » Aujourd’hui c’est le dimanche des missions. Bien sûr, nous rendons grâce à Dieu pour ceux et celles qui sont partis un jour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ dans les pays les plus reculés. En 2017, toutefois, plus que jamais la Bonne Nouvelle doit se répandre chez nous. Elle est bien loin, l’époque où nous avions le sentiment que tout le monde au Canada était chrétien du premier au dernier. Avec l’immigration de plus en plus forte chez nous, avec surtout, surtout un désintérêt pour la foi et la pratique de la foi que l’on constate de plus en plus. De plus en plus d’athées! De plus en plus d’agnostiques…..
Et le plus étonnant, c’est que ces gens qui se ne sont peut-être jamais intéressés à l’Évangile, croient savoir ce qu’est l’Évangile et l’Église, et la plupart du temps, ils en savent si peu, si peu que point. Ils prennent des caricatures pour des réalités.
C’est notre rôle, et c’est notre mission que de dire à nos familles ou à nos amis le vrai visage de Jésus Christ notre Sauveur et notre bonheur. C’est notre rôle et notre mission de montrer le vrai visage de L’Église catholique, surtout avec le leadership de notre pape François qui apporte un souffle nouveau.
Disons le chemin de la vérité au monde, comme on disait que Jésus le faisait en son temps. Amen.

octobre 22, 2017

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